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Archives des actualités du projet Iwpar

1. Échanger des déchets contre de la nourriture

2013-08-16 18:00

Des enfants trient des déchets le 23 décembre 2012 à Bangkok Pornchai Kittiwongsakul, source : afp.com

Des enfants trient des déchets

«  Des déchets qui ne sont pas des déchets », voici le slogan de la campagne de communication lancée par la municipalité de Curtibia pour son dernier projet de développement. Cette ville brésilienne, de 1 500 000 habitants, capitale de l'Etat du Parana, a proposé une collecte de déchets plutôt originale. Dans cette ville où les voies sont étroites et accidentées, les camions de ramassage de la ville ne peuvent pas circuler. Pour répondre à ce problème, la municipalité a proposé aux collecteurs de déchets de la ville de réaliser ce transport en échange de nourriture. Ainsi, pour un kilo de déchets recyclables rapporté, les collecteurs reçoivent un kilo de nourriture. De plus, cette nourriture provient de surplus agricoles de petits paysans, qui trouvent ainsi un nouveau débouché à leur production. Toutefois, si ce système permet aux collecteurs d'avoir un travail et de la nourriture, ils ne deviennent pas pour autant des employés de la ville de Curtibia et conservent le statut précaire de travailleur informel.

On retrouve ce système de troc à Bangkok où deux anciens ramasseurs de déchets, Peerathorn Seniwong et Buarin, ont créé une boutique où les collecteurs peuvent venir échanger des déchets recyclables contre des biens de premières nécessités. Ainsi, on y trouve du riz, de la sauce de poisson, des nouilles, du savon... Désormais, quelque 800 personnes participent au système : 35 familles de collecteurs, rejoints par des habitants de ce quartier de l'est de Bangkok qui en ont entendu parler. Au vu du succès de la démarche, la boutique est devenue une coopérative où les profits peuvent être redistribués à ses membres, sous forme d'assurance vie ou en les aidants à payer les factures médicales. Les propriétaires revendent ensuite le fruit de la collecte à des usines de recyclages pour faire vivre leur activité.

Auteur : Laura Bigard

Pour plus d'information :

2. Festival annuel de la Journée du Recyclage : “Rác - Cuộc sống quanh Tôi” [Les déchets - notre quotidien]

2013-08-16 17:30

Ce dimanche 14 Avril s'est tenu le 6 festival annuel de la Journée du Recyclage à Ho Chi Minh Ville, au « Nhà Văn hóa Lao Động ». Cet évènement était en effet une opportunité pour nous, Enda Vietnam, de promouvoir nos actions auprès du grand public. La portée de notre action a même eu un effet plus large encore, puisque cet événement a été relayé par la télévision et les journaux à la fois locaux et nationaux. De plus, ce festival a connu une forte affluence puisqu'il a notamment accueilli des artistes connu dans tout le pays pour assurer une bonne animation.

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3. Place au tri et au recyclage dans les gares ferroviaires indiennes

2013-06-20 13:00

En l'honneur de la journée de la Terre qui s'est déroulée le 22 avril dernier en Inde, le collectif The Safai Sena (www.safaisena.net), avec l'aide de l'association Chintan (www.chintan-india.org), a fait circuler une pétition dans les gares ferroviaires de la capitale afin de sensibiliser les voyageurs au ramassage et au tri des déchets. Ce dispositif a été appliqué dans les quatre stations principales du pays, dont celle de New Delhi qui génère 80 tonnes de déchets par mois (essentiellement des déchets plastiques). Pour accompagner cette initiative l'association a mis en place des poubelles de tri ainsi que des machines pour broyer les bouteilles. Ainsi, 2200 kilos de déchets plastiques sont triés et recyclés par jour (environ 6000 bouteilles), soit 30% des déchets totaux produits. Pour réaliser ce grand nettoyage, 135 ramasseurs et recycleurs de l'organisation The Safai Sena ont été embauchés par la compagnie qui gère l'entretien de ces stations. Toutefois, les déchets coutent chers en Inde et cette nouvelle organisation déplait aux collecteurs et recycleurs qui s'étaient appropriés ces espaces créant de nombreux conflits.

Par ailleurs, ce n'est pas la première fois que l'association Chintan est reconnue pour ses projets en faveur des collecteurs et recycleurs de déchets, en effet, elle a remporté en 2013 le 3e prix de l'innovation interculturelle des Nations Unis qui récompensent les projets communautaires favorisant les échanges culturels. À travers le recyclage, ce projet vise à favoriser la compréhension entre les migrants défavorisés, la classe moyenne et la population aisée de New Delhi.

Pour plus d'informations :

Conversation entre un passager et un membre de l'association Chintan sur l'importance du travail de collecteurs
Conversation entre un passager et un membre de l'association Chintan
sur l'importance du travail de collecteurs. Source: Global alliance of waste pickers.

Auteur : Laura Bigard

4. Guide de la coopération décentralisée sur la gestion des déchets dans les pays du Sud (AMORCE)

2013-05-31 18:00

Ce guide a été réalisé en collaboration avec l'ADEME, l'Agence Française de Développement, des collectivités, des associations dont Enda Europe et des structures spécialisées.

Le document fait d'abord l'état de la situation concernant la gestion des déchets et les besoins observés dans les pays en développement. Il détaille ensuite le montage et la réalisation d'un projet de gestion des déchets, incluant des bonnes pratiques, puis liste les partenaires techniques et financiers potentiels des collectivités. Des exemples concrets permettent d'illustrer les recommandations tout au long du guide. Les collectivités disposent ainsi d'éléments pour se lancer dans des projets de gestion des déchets dans le cadre de leurs relations de coopération décentralisée.

Accédez au guide de la coopération décentralisée

5. Projet incinérateur Timarpur-Okhla en Inde

2013-05-27 09:00

Depuis le début de l'ère industrielle, la consommation d'énergie « dite fossile » n'a fait qu'augmenter, ainsi que les émissions carbones. Pour limiter ce phénomène, certaines options existent et parmi elles, les mécanismes de développement propre qui réduisent les émissions de carbones dans les pays en développement afin d'autoriser les pays industrialisés à ne pas modifier leurs habitudes de production. L'exemple du projet d'incinérateur Timarpur-Okhla en Inde souligne les nombreuses imperfections de ce système et son impact nocif sur les travailleurs populaires de déchets.

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incinerateur_timarpur_okhla.pdf (381.6 kB)

6. Paris, en 1884. L'arrêté municipal « Poubelle » et les chiffonniers

2013-03-13 16:40

« Avant l'arrêté, un chef de famille avec sa femme et ses 3 enfants gagnait 10 francs (F) par jour, soit 2 F par personne en moyenne. Depuis qu'on ne peut plus vider les ordures sur la voie publique, 50 % des détritus utilisables que recueillaient les chiffonniers sont perdus pour l'industrie française.

Et au lieu de 2 F par jour, les chiffonniers gagnent à peine 1 F. Je suis marchand de chiffons! J'employais, avant l'arrêté, 6 hommes et un certain nombre de femmes. J'achetais en moyenne pour 500 F par jour de détritus; depuis, je n'en achète plus que pour 140 ou 150 F; au lieu de 6 hommes, je n'en emploie plus que 3, et sur 10 ou 12 femmes, j'ai été obligé d'en renvoyer la moitié. Or ces hommes et ces femmes, qui ne peuvent plus travailler chez moi, ne trouvent pas plus d'ouvrage chez mes confrères, ils sont sur le pavé de Paris, il leur est impossible de s'employer. Il est évident que ces femmes ne peuvent guère aller faire de la couture ou de la lingerie. Voilà la crise que nous subissons.

Le préfet nous a dit: «Je ne veux pas supprimer le chiffonnage, et la preuve c'est qu'il a 1 ou 2 chiffonniers sur chaque voiture». Mais ces 1 ou 2 chiffonniers n'ont pas le temps, quelle que soit leur bonne volonté, de trier et d'enlever des tombereaux à ordures tout les détritus utilisables dans l'industrie qu'ils contiennent. Il en résulte que 5O% au moins des détritus sont totalement perdus (...) Il y a dans un tombereau d'ordures :ménagers ramassés à Paris de quoi faire vivre 50 à 60 personnes. Si 4 seulement sont admises à y fouiller, elles sont seules à en bénéficier. Les 46 autres chôment. (...) Dans les étoffes avec lesquelles on fabrique même les vêtements de luxe, il entre 20 ou 25% de vieux lainages, de vieux mérinos effiloches auxquels on ajoute 75% de laine neuve. Ces mérinos, séjournant dans la boite aux ordures, subissent une dépréciation. La chaleur les corrompt, les détériore, et ils n'ont plus le corps aussi ferme. »

Extrait de la déclaration de M. Potin, Maître Chiffonnier, à la Commission dite des 44 (Commission parlementaire), le 11 mars 1884.

(Cité par Joseph Barberet, LE TRAVAIL EN FRANCE : MONOGRAPHIES PROFESSIONNELLES, CHIFFONNIERS, P.70, ET P.73)

Cité à nouveau par Lucia Fernandez, 2012, UN CHEVAL PEUT‐IL RÉELLEMENT REMPLACER UN CAMION POUBELLE? La Gestion des Déchets, entre tradition et modernité, Mémoire Master Éthique et Développement Durable, Faculté de Philosophie Lyon 3, 39 pages.

7. Les sachets plastiques : les hors-la-loi de la Mauritanie

2013-03-13 10:37

les « zazous »

Après le Rwanda, le Gabon, le Togo, la RDC, le Congo, le Ghana, l'Afrique du Sud, le Tchad et le Maroc, c'est au tour de la Mauritanie d'interdire la production, la vente et l'usage des sacs plastiques. La mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2013. Les autorités ont prévu des peines de prison fermes pouvant aller jusqu'à un an et une amende d'un million d'ouguiyas (2.500 euros) pour tous ceux qui ne respecteraient pas l'interdiction. En Mauritanie, les « zazous » (comme on les appelle en langue locale) sont massivement utilisés. En moyenne, un Mauritanien utilise 7 zazous par jour, qui finissent souvent par terre. Selon le ministre de l'environnement mauritanien, « la majorité des déchets d'emballages plastiques ne sont pas collectés et se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre et marin, où ils sont parfois ingérés par quelques espèces marines et le bétail, entraînant leur mort »1. 80% des bovins tués aux abattoirs de Nouakchott, la capitale mauritanienne, « sont porteurs de sacs plastiques dans leur panse » (agence de presse officielle mauritanienne). De plus, selon les statistiques officielles, la matière plastique représente 25% des 56.000 tonnes de déchets produits annuellement par la ville de Nouakchott.2 Avant l'interdiction formelle de ces sacs, une première initiative avait été mise en place, en 2007, en Mauritanie, par le ministère de l'Environnement. En 5 ans, une filière de collecte et recyclage des déchets plastiques a été créée à Nouakchott et confiée à des femmes qui en tirent des revenus.

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zazou.pdf (292.7 kB)

8. Il n'y a pas de frontière pour ceux qui se battent !

2013-02-28 21:00

C'est le slogan qui sera répété demain, vendredi 1er mars 2013, journée internationale des ramasseurs et recycleurs de déchets. Cette date commémore l'assassinat de 11 de ces travailleurs informels, 21 ans plus tôt en Colombie, et symbolise leur lutte quotidienne pour la reconnaissance de leurs activités et l'amélioration de leurs conditions de travail. Cette journée sera célébrée dans plusieurs pays où ces travailleurs jouent un rôle primordial pour la collecte et le recyclage des ordures, via des débats, marches, déclarations, sensibilisation dans les écoles et universités, lettres aux gouvernements et médias…

Dans les pays où les organisations des IWPAR sont implantées depuis plusieurs années, les activités seront ciblées et militantes. A Bogota (Colombie), le syndicat des recycleurs de déchets (asociacion de los recicladores de Bogota) fera une offrande florale à la mémoire des morts. Tous les ramasseurs de déchets seront appelés pour récolter des signatures à envoyer au gouvernement pour s'assurer qu'il prend en compte leurs intérêts dans l'élaboration des lois. Le mouvement national des recycleurs chiliens (El Movimiento Nacional de Recicladores de Chile) met en place une campagne médiatique sur facebook et twitter. Certains groupes diffusent des études sur les conséquences des incinérateurs sur leur travail. D'autres, cherchent à sensibiliser les médias sur leurs causes et sur l'importance de cette journée. Enfin, en Argentine, le mouvement des travailleurs exclus (movimiento de los trabajadores excluidos) organisera des manifestations dans plusieurs endroits du pays pour rappeler aux municipalités de respecter la loi qui octroie aux IWPAR une gestion exclusive des déchets.

Dans les pays où ces mouvements de revendications sont encore peu développés, cette journée sera l'occasion pour ces travailleurs de se rassembler. C'est le cas au Honduras, où les IWPAR se réuniront pour la première fois et tenteront de former un mouvement national pour représenter leurs intérêts.

Pour plus d'informations :

9. Colombie: les recycleurs et recycleuses populaires de Bogota s'organisent !

2012-12-21 17:15

Venez découvrir les activités du collectif Loma Verde ("loma verde" signifie colline verte en espagnol) de la localité de Suba, à Bogotá et de l'association Ecoalianza, un groupement de 3 associations de recycleurs et de recycleuses de Bogotá, sur les nouveaux sites internet : http://lomaverde.endacol.org et http://www.ecoalianzaderecicladores.com

Le Collectif Loma Verde participe à la Table Ronde des Organisations Communautaires Environnementales (MAOC).

Informations disponibles en espagnol uniquement.

Photo : Ecoallianza trie et revend les bouteilles en plastique recyclable (c) Ecoalianza, 2012.

10. Compte-rendu de l'atelier organisé par l'Alliance mondiale des récupérateurs à Pune

2012-08-10 09:16

Le compte-rendu de l'atelier organisé par l'Alliance mondiale des récupérateurs à Pune, Inde en avril 2012 First Global Strategic Workshop of Waste Pickers: Inclusive Solid Waste Management est maintenant disponible. Plusieurs personnes ont travaillé sur le rapport pour fournir un dossier complet des débats importants lors de l'atelier.
Ce rapport résumé détaille l'atelier stratégique mondial à Pune, en Inde, en avril 2012, où 80 représentants de récupérateurs de 34 villes ont discuté de leur intégration dans les systèmes de gestion de déchets solides, leurs situations actuelles et les menaces auxquelles ils sont confrontés dans leurs villes. Grâce à des discussions de groupe et la cartographie des modèles de gestion de leur ville, les participants ont partagé et appris les uns des autres et adressé les moyens pour aller de l'avant collectivement à plusieurs niveaux: local, national et international.

11. La mise à jour du rapport de la Banque mondiale sur la gestion des déchets solides dans le monde tient compte des récupérateurs de déchets

2012-07-03 11:00

Le rapport « Quel gâchis : revue mondiale de la gestion des déchets » (en anglais « What a Waste : A Global Review of Waste Management »), publié en mars 2012 par le département du développement urbain de la Banque mondiale présente des informations sur la gestion des déchets pour les pays regroupés par continent et par niveaux de revenu. Le rapport inclut aussi une estimation des quantités des déchets à l'avenir.

Ce qui a (et n'a pas) changé dans le secteur des déchets entre 1999 et 2012

En 1999, la Banque mondiale avait publié un rapport « What a Waste » sur l'Asie. Il est instructif de comparer les prédictions de ce rapport à la réalité aujourd'hui, 10 ans après. Le rapport de 1999 estimait que d'ici à 2025 le taux de production des déchets solides urbains en Asie serait de 1,8 millions de tonnes par jour. Actuellement, il s'élève en Asie du Sud et Asie de l'Est et le Pacifique à environ 1 million de tonnes par jour.

Le rapport « What a Waste » de 2012 annonce au niveau mondial (c'est-à-dire pas seulement pour l'Asie, mais aussi pour les autres régions du monde) une augmentation des déchets solides urbains de 1,3 milliard de tonnes par an à 2,2 milliards de tonnes par an d'ici 2025.

Dans le rapport de 2012, la Banque mondiale note que :

  • Les pays à faible revenu continuent d'affecter la plupart de leurs budgets déchets, à la collecte et très peu à l'élimination. Dans les pays à revenu élevé, le principal poste de dépense est au contraire l'élimination.
  • Les taux de recyclage sont de plus en plus influencés par les marchés mondiaux, les frais de transport, et les prix des matières premières.

Un intérêt croissant pour les travailleurs formels et informels

Les auteurs du rapport, note une tendance positive au cours des 10 dernières années, à savoir que "l'accent a été mis sur l'immigration et la démographie sociale des pays développés et les conditions de vie et de travail des travailleurs du secteur informel dans les pays en développement".

Cependant, le rapport de 2012 met davantage en valeur les questions techniques et ne donne pas beaucoup d'informations sur les emplois et les conditions de travail dans le secteur des déchets. Toutefois, le rapport rappelle que « la gestion de déchets solides, à la fois formel et informel, représente 1% à 5% de l'emploi urbain » et pose le problème - sans entrer dans les détails - du vieillissement des éboueurs en particulier dans les pays industrialisés, facteur qui nécessite l'adaptation des véhicules de collecte, de l'infrastructure et de l'équipement de travail pour s'adapter à ce nouveau facteur.

Etant donné le manque de réglementation en vigueur qui facilite le mélange des déchets médicaux et dangereux avec les déchets solides urbains, les auteurs notent que cette absence de règlementation est « néfaste aux récupérateurs de déchets et à l'environnement ».

Parmi les recommandations de la Banque mondiale, l'intégration des récupérateurs de déchets

Compte tenu de la croissance démographique, des ressources financières limitées, et de l'inefficacité des pratiques de gestion de déchets, les pays en développement ont besoin de trouver des façons d'améliorer la gestion des déchets. La gestion de déchets est importante parce qu'elle touche d'autres secteurs aussi. Dans les villes en développement, la collecte des déchets est le principal poste budgétaire. Les villes qui ne gèrent pas efficacement la collecte des déchets ont également du mal à offrir des services de bonne qualité dans l'éducation, la santé ou de transport. Le rapport propose des solutions possibles en faveur d'un plan détaillé de la gestion intégrée de déchets solides, d'une gestion qui intègre la santé publique, protection de l'environnement, réduction des gaz à effet de serre, et les réformes institutionnelles pour n'en nommer que quelques-uns.

Tous les pays sont instamment encouragés de mettre en œuvre des politiques de gestion de déchets informés par les 3R, réduire, réutiliser et recycler, et souvent un quatrième R est ajouté que signifie "Récupération" au sens de "récupération d'énergie - valorisation énergétique", par exemple via l'incinération ou la méthanisation.

La Banque mondiale estime que « l'intégration effective des ramasseurs de déchets est essentielle, en particulier dans les pays à faible revenu ».

Le rôle des ramasseurs de déchets dans le tri des déchets et la chaîne de recyclage

Le rapport note le cas de la ville de Buenos Aires où le tri des déchets n'est pas effectué à la source par le producteur des déchets (ménages ou l'industrie), mais par les collecteurs de matériaux recyclables qui effectuent un tri sur le trottoir.

Ensuite, les auteurs expliquent que ce système n'est pas le meilleur, parce que « la collecte des déchets éparpillés est plus coûteuse : dans certains cas, la valeur des matières recyclables est moins élevée que les coûts associés à la collecte des déchets dispersés » et ils suggèrent une alternative « dans certaines villes, les récupérateurs travaillent étroitement avec le système formel. En outre, la municipalité peut décider que les équipes des municipalités n'ont pas accès aux déchets pris en charge par les récupérateurs de déchets ».

Un autre exemple est la Chine où 20% des déchets sont récupérés par les récupérateurs sur les décharges. Le rapport considère cela comme un point positif: « le recyclage informel par les récupérateurs de déchets entraîne peu d'émissions de GES, à l'exception des étapes de traitement en vue de la revente ou la réutilisation, qui peuvent polluantes par exemple si les déchets sont brûlés de manière inappropriée, comme dans la récupération des métaux à partir des déchets informatiques. »

Lire le rapport complet (en anglais): web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/EXTURBANDEVELOPMENT/0,,contentMDK:23172887~pagePK:210058~piPK:210062~theSitePK:337178,00.html

12. Philippines: 6000 IWPARs reçoivent une subvention du Fonds Japonais de Développement (JSDF)

2012-07-03 10:45

Le 18 juin 2012, le Fonds Japonais de Développement social (JSDF), alimenté par le gouvernement Japonais et géré par la Banque Mondiale, a consenti une subvention de 3 000 000 USD à un projet intitulé “Inclusion sociale et modes de subsistance alternatifs pour le secteur informel des déchets”. Le projet entend bénéficier à plus de 3500 ménages de récupérateurs de déchets dans 5 municipalités via la modernisation de leurs installations, ainsi qu'à plus de 2000 membres de coopératives de recyclage dans la Région Métropolitaine de Manille (en anglais : Metro Manila) et dans d'autres collectivités locales. Il sera mis en oeuvre par la Solid Waste Management Association of the Philippines (SWAPP), une association à but non lucratif composée de praticiens de la gestion des déchets solides issus des collectivités locales, d'organismes gouvernementaux nationaux, et d'ONG.

Les impacts de la formalisation et de la modernisation

Motoo Konishi, directeur régional pour l'Asie Centrale pour la Banque mondiale, a déclaré que le projet « permettra d'aborder la question de l'impact de la mise en œuvre de la loi sur la Gestion écologique des Déchets Solides [de 2000, ndlr] ». Cette loi vise à augmenter de façon significative le tri à la source en le rendant obligatoire, ainsi qu'à promouvoir l'éco-étiquetage des produits et des services locaux. Elle interdit également les produits et emballages très irrespectueux de l'environnement, ainsi que l'utilisation de décharges à ciel ouvert. Cette loi représente une formalisation et une modernisation de la stratégie de gestion des déchets des Philippines, et des responsables tels que Motoo Konishi craignent qu'elle affecte négativement les ramasseurs de déchets informels et les recycleurs itinérants. La subvention de la Banque mondiale permettra donc d'accompagner le secteur informel des déchets à travers la transformation de son activité.

Ce projet vise à explorer « des modèles novateurs pour améliorer le revenu », « soutenir [...] l'intégration du secteur informel dans le système de gestion des déchets, avec les gouvernements locaux, en utilisant des approches pour accroître les revenus et l'émancipation ». Il financera principalement du matériel et des formations à destination des IWPAR.

Pour plus d'informations (en anglais) : www.worldbank.org/en/news/2012/06/18/philippines-6000-informal-garbage-workers-to-benefit-from-japanese-grant

13. Le rapport du PNUE sur l'économie verte et les déchets : les emplois verts devraient être également des emplois décents

2012-07-03 09:00

En 2011, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a publié un rapport intitulé «Déchets, investir dans l'énergie et l'usage rationnel des ressources » (en anglais : "Waste, investing in energy and resource efficiency".

Ce rapport examine l'état actuel du secteur des déchets dans les pays industrialisés, à revenu intermédiaire et à faible revenu, et propose des mesures en vue du « verdissement » du secteur des déchets et de l'amélioration des méthodes de la gestion des déchets pour réduire la pollution.

Le verdissement du secteur des déchets

Le verdissement du secteur des déchets entraîne une réduction de l'utilisation de moyens moins préférés de traitement des déchets par exemple l'incinération en plein air ou l'utilisation des décharges sauvages, et se diriger vers les 3R (réduire, réutiliser et recycler). Il s'agit de réduire la consommation grâce à des pratiques communautaires durables, à la récupération des matériaux et de l'énergie à partir des déchets, au traitement des matières dangereuses en utilisant les méthodes les moins nocives, et en augmentant la collecte et le tri des déchets. Les trois principaux défis du verdissement du secteur des déchets cités dans le rapport du PNUE sont l'augmentation du volume et la complexification des déchets, les risques croissants pour la santé humaine et les écosystèmes, et la contribution au changement climatique.

La création d'emplois dans la gestion des déchets

3.4 - 4 milliards de tonnes de déchets municipaux et industriels sont produits chaque année dont la plupart vient des zones urbaines. Dans les pays développés, les 25% des déchets qui sont récupérés ou recyclés contribuent chaque année à hauteur de 410 milliards de dollars à l'économie. Ce faible pourcentage montre qu'il existe encore un gisement d'emplois non encore explorés dans ce secteur dans les pays développés et en développement. On estime qu'un demi-million de personnes dépendent de la collecte des déchets au Brésil, 40 000 à Buenos Aires, 2 millions aux Etats-Unis et 10 millions en Chine.

Selon l'Institut de l'Autosuffisance, le traitement et le tri des matières recyclables créent 10 fois plus d'emplois que l'enfouissement ou l'incinération. A Ouagadougou (Burkina Faso), les autorités locales, en partenariat avec des ONG internationales ont mis en place un centre de recyclage qui est actuellement géré par 30 anciens IWPARs. À Dhaka (Bangladesh), un programme a été introduit pour transformer les déchets organiques en compost. Ce projet a entrainé la création de 800 emplois. Les travailleurs traitent 50 000 tonnes de compost chaque année et ont accès à une assurance maladie, une crèche, et un repas gratuit chaque jour. Toutefois, il convient de noter que la création «d'emplois verts» peut aussi avoir des conséquences négatives sur d'autres secteurs. Par exemple, selon des études réalisées par le Conseil sur la qualité de l'environnement (CEQ) en 1997, il a été constaté que pour chaque emploi créé dans le recyclage, 13 emplois ont été perdus dans le secteur des déchets et l'extraction des matières premières en Caroline du Nord.

Investir le verdissement du secteur des déchets ne concerne pas que la construction d'infrastructures

Même si le PNUE, comme la plupart des institutions internationales, encourage les partenariats-privés-publics et invite les autorités locales à former des contrats de sous-traitance à des entreprises privées, les auteurs du rapport rappellent que l'investissement dans le verdissement du secteur des déchets doit également inclure "la formalisation du secteur afin que les travailleurs aient accès à une formation, à la protection sociale, et une rémunération équitable pour leur travail".

Le PNUE affirme également que les investissements doivent soutenir de préférence "les systèmes des déchets décentralisés, localisés et qui nécessitent une main-d'œuvre importante afin de créer des emplois pour les communautés locales, par opposition aux systèmes centralisés, à grande échelle et coûteux qui utilisent des méthodes demandant beaucoup d'investissement financier".

Il faut améliorer les conditions de travail

Le PNUE mentionne que la plupart des normes dans le secteur des déchets ont tendance à se concentrer sur la protection de l'environnement et les questions de santé publique (comme la réduction de la contamination de la terre par des décharges), même si les conditions de travail « font l'objet d'une attention croissante »

Bien que de nombreuses personnes soient affectées par la valorisation des déchets et le recyclage, selon le rapport du PNUE, «beaucoup d'emplois liés au recyclage ou à la gestion des déchets ne peuvent pas être considérés comme "des emplois verts" parce qu'ils ne correspondent pas aux exigences de base d'un travail décent ». Les "emplois verts" impliquent l'élimination « du travail des enfants, la croissance et l'amélioration des mesures de sécurité et de santé, la protection sociale et la liberté d'association (il existe diverses formes d'organisations de travailleurs, comme les syndicats, les associations et coopératives) ».

Le PNUE souligne également que ces emplois « représentent une source de revenu pour les travailleurs qui en général ont de faibles niveaux d'éducation et qui viennent des milieux pauvres, [ce qui] est un élément important dans la lutte contre la pauvreté ».

Enfin, le PNUE mentionne que la formalisation des récupérateurs de déchets n'est pas toujours la solution la plus souhaitable dans les contextes locaux, et que les organisations communautaires et les ONG ont eu beaucoup de succès dans l'autonomisation des récupérateurs de déchets et dans la mise en place de systèmes de gestion des déchets municipaux performants.

Lire le rapport (en anglais) : www.unep.org/greeneconomy/Portals/88/documents/ger/ger_final_dec_2011/8.0-WAS-Waste.pdf

14. Atelier d'échanges GRET - Enda « Gestion intégrée ou désintégrée » des déchets

2012-06-28 08:00

Comment réconcilier les échelles et les acteurs ? - 29 juin 2012

Note de cadrage


Diffusion : Tous participants.

Le Gret en collaboration avec Enda et le Cefrepade organisent le 29 juin 2012 un atelier d'échanges d'une demi-journée sur le thème suivant :
« Gestion intégrée ou désintégrée des déchets : comment réconcilier les échelles et les acteurs ? »

Faisant suite aux ateliers consacrés aux problématiques d'assainissement en milieu rural et semi-rural et aux services d'eau en milieu urbain, cet évènement s'inscrit dans le cycle de rencontres que le Gret organise régulièrement avec des partenaires clés en invitant les intervenants du Gret et des experts extérieurs à partager leur expérience et questionner les orientations stratégiques et opérationnelles en matière d'accès à des services essentiels, inclusifs et durables.

La présente note vise à préciser le déroulement de la rencontre et les objectifs que ses organisateurs entendent lui donner.

1. Eléments de contexte

Comme le souligne un récent rapport de la Banque Mondiale1, la gestion des déchets solides est un des premiers services que doivent rendre les villes du Nord comme des villes du Sud à leurs citoyens et apparait comme un véritable « pré-requis » de la gestion municipale pour la gestion d'autres services urbains comme la santé ou l'éducation. Pourtant, force est de constater, qu'en dépit de nombreux efforts réalisés dans ce secteur, la gestion des déchets dans les villes du Sud fait encore trop souvent défaut, ce secteur étant le parent pauvre des politiques de coopération.

Près d'1,3 milliards de tonnes de déchets solides sont produites chaque année et la croissance de la production s'accélère fortement du fait de l'urbanisation rapide et de l'évolution des modes de consommation. Globalement, les coûts de gestion vont s''accroitre de 205.4 milliards de dollars aujourd'hui à 375.5 milliards de dollars en 2025 en particulier dans les pays en développement.

En 20 ans, le secteur de la gestion des déchets dans les villes du Sud a connu de profondes évolutions autour de plusieurs enjeux. Elle conjugue non plus seulement des enjeux de santé publique mais également des enjeux environnementaux importants.

Les acteurs de la Coopération ont renouvelé leurs approches au fur et à mesure en appuyant des initiatives tour à tour communautaires, privées ou publiques, centralisées ou décentralisées, à l'échelle de quartiers ou de villes avec peu de réussite, les interventions étant trop souvent peu pérennes ou trop restreintes. En effet, les choix techniques et économiques ainsi que les modalités de gestion sont bien souvent inadaptés (investissements trop lourds, bien souvent hors de portée des communes ; coûts de fonctionnement élevés et non prévus dans le budget, faible volonté politique...) sans parler de déconnexions avérées avec les attentes des acteurs locaux.

Des enjeux multiples de gouvernance urbaines et de responsabilité citoyenne

Dans des contextes d'urbanisation rapide et anarchique, la gestion des déchets pose de nombreuses questions :

  • organisationnelles (qui fait quoi, qui gère, qui contrôle ?),
  • techniques (équipements, performances),
  • économiques et financières (ressources et charges mais aussi externalités),
  • sociales (pratiques, représentations liées aux déchets, perceptions du sale et du propre, représentations du vivre-ensemble et de l'espace collectif,...),
  • environnementales (économie circulaire, modes de traitement, pollutions...)
  • politiques (modalités de planification, de coordination, de gestion, de gouvernance et de financement du service, citoyenneté).

Aux côtés des services conventionnels de gestion des déchets, s'est développée de manière spontanée dans les villes du Sud une offre marchande portée par de multiples acteurs privés. Aujourd'hui, ceux-ci sont particulièrement actifs dans le recyclage d'un certain nombre de déchets (métaux, papier, plastiques, etc.). Cette offre permet de retirer des déchets du circuit de collecte et d'évacuation, de réaliser des économies de transport et de stockage et de créer des emplois.

Ces filières marchandes de recyclage s'inscrivent dans la gestion des déchets sans être toutefois ni coordonnées, ni régulées. Elles semblent pourtant apporter des réponses adaptées à certains défis des déchets ménagers, en particulier dans les quartiers périphériques que les services conventionnels d'évacuation peinent à atteindre..

Véritables acteurs de la gouvernance des déchets, les collecteurs dans les pays du Sud souffrent d'une absence de reconnaissance et de prise en compte dans les politiques de gestion des déchets. Peu visibles, peu structurés, ils vivent dans une précarité certaine. Ceux qui recyclent les déchets sont de plus inscrits dans des dynamiques de filières marchandes spécifiques et internationalisées profondément inéquitables.

Aujourd'hui, les stratégies d'amélioration de la gestion des déchets prennent de la distance avec les schémas transposés du Nord, de solutions techniques inopérantes et inadaptées à l'échelle locale. Quelles que soient les échelles territoriales, celles des quartiers, des petites villes ou des capitales, la vision linéaire d'une filière unique et intégrée, allant de la pré-collecte au traitement des déchets en passant par l'évacuation, est remise en cause.

A l'heure actuelle, c'est une gouvernance multi-acteurs et multi-échelles qui est promue à travers des pluralités de modes de gestion et de contrôle. Mais comment concrètement prend-elle forme ? Le concept de « gestion intégrée et durable » des déchets est aujourd'hui le principal paradigme utilisé pour appréhender cette complexité. Toutefois, en pratique, il apparait difficile de concilier les différentes échelles, entre villes secondaire et ville capitale, entre le quartier et la ville, entre le marché local et l'export, entre l'optimisation technico-économique et les enjeux politiques locaux.

Quelles sont les modes de gestion et de coordination qui existent ? Quelles sont les articulations possibles entre les acteurs et les différentes échelles territoriales ? Quels enseignements peut-on tirer des expériences de terrain qui articulent ces différentes dimensions, technico-économiques, sociales et institutionnelles ?

2. Le Gret, Enda, le Cefrepade et les différentes échelles d'intervention : du quartier à la ville, de l'approche territoriale à l'approche par filière ?

Depuis plusieurs années, le Gret a développé quelques expériences dans ce secteur à travers la mise en œuvre de micro-projets à l'échelle de quartiers (Congo, Niger) ; l'organisation, la structuration et la professionnalisation d'associations de pré-collecte (Burkina Faso, Sénégal) ; la réalisation d'études et la production de références sur la gestion des déchets dans les villes secondaires (Sénégal) ou encore l'organisation d'une filière de recyclage de déchets plastiques (Mauritanie) à travers l'appui à des coopératives de femmes . Plus récemment, des projets d'appui à la maîtrise d'ouvrage et à la professionnalisation d'opérateurs locaux dans des petites villes de Mauritanie et du Sénégal permettent de se situer dans des approches plus systémiques et concertées. A travers ces projets, plusieurs approches ont été expérimentées autour de l'appui à des opérateurs spécifiques ou l'appui aux communes. Dans tous les cas, les questions de performances techniques, économiques et socio-politiques se sont posées permettant d'éclairer de diverses manières cette question des échelles.

Enda, par ailleurs, a construit depuis de nombreuses années une expérience sur l'inclusion socio-économique des collecteurs et des recycleurs informels locaux. A travers des dimensions sociales fortes, la lecture en termes d'économie sociale et solidaire permet d'éclairer les enjeux de responsabilités sociales des entreprises et le rôle des pouvoirs publics dans le maintien d'équilibres entre des dimensions économiques, sociales et environnementales. Riche de son expérience sur plusieurs terrains d'intervention (Vietnam, Madagascar, Ethiopia, Colombie, Ile de France), Enda présentera les différentes échelles d'imbrication des acteurs.

Le Cefrepade, enfin, regroupe des chercheurs et des experts ayant travaillé sur ces problématiques dans divers pays en développement. Plusieurs expériences sur le compostage ou la valorisation matière ont été testées afin de démontrer la faisabilité technique et économique des filières. Le Cefrepade mène actuellement plusieurs projets tant au Burkina Faso qu'en Haïti s'interrogeant sur les effets de la participation des habitants dans une logique décentralisée de gestion des déchets à travers des plateformes intégrées.

3. Programme prévisionnel

Où ? le Gret - Campus du Jardin Tropical, 45 bis av. de la Belle Gabrielle, Nogent-sur-Marne
Séminaire prévu dans l'amphithéâtre, batiment 1, 1er étage.
Quand ? vendredi 29 juin 2012 (14h00-18h00)

Nous rappelons que cette demi-journée d'échanges vise à interroger les approches dans le domaine de la gestion des déchets à partir du Gret (et d'autres acteurs) sous un angle opérationnel et de recherche. L'objectif est de générer une discussion ouverte et des débats d'idées en s'efforçant d'être le plus concret possible. Pour cela, les débats se baseront sur plusieurs retours d'expérience.

Horaire Descriptif Intervenants
14h00 - 14h10 Accueil et ouverture Jacques Monvois (Gret)
14h10 - 14h20 Introduction
- La gestion des déchets en milieu semi-urbain et urbain : enjeux et problématiques
- Les interventions du Gret dans le domaine de la gestion des déchets en milieu urbain
Alicia Tsitsikalis (Gret)
14h20-15h10 Présentation 1 : Du quartier à la ville, appui à la structuration des filières de pré- collecte ;
Expérience d'ENDA sur plusieurs terrains d'intervention (Vietnam, Madagascar, Ethiopia, Colombie, Ile de France) et focus sur l'expérience à Antanarivo Madagascar
→ Questions/débats
Anne-Laure Wittmann
(Enda)
15h10- 16h Présentation 2: Gestion centralisée ou décentralisée, les centres de tri intermédiaires ;
Expérience de la gestion des déchets ménagers à Ouagadougou
→ Questions/débats
Chloe Lecomte (Cefrepade)
16h – 16h15 Pause café  
16h15 – 17h00 Présentation 3: Articulations entre privé et public : le rôle des autorités publiques dans la coordination des acteurs ;
Pistes de solutions à travers l'expérience du Gret en Mauritanie.
→ Questions/débats
Alicia Tsitsikalis (Gret)
     
17h00 - 18h00 Débat / Points de vue
Vision filière contre vision territoriale, quelles articulations sont possibles ?
→ Questions/débats
Jérémie Cavé (LATTS),
Georges Morizot (Gevalor) ;
Jean-Claude Clermont(Aquassistance)(à confirmer)
18h00 -18h10 Conclusion de la demi-journée Jacques Monvois
15. Le sommet de Rio+20 vu par les récupérateurs de déchets: "économie verte" et intérêts industriels ou émancipation des ramasseurs ?

2012-06-20 07:55

Le sommet de Rio+20 vu par les récupérateurs de déchets: "économie verte" et intérêts industriels ou émancipation des ramasseurs ? Le 16 juin, des membres d'associations de récupérateurs de déchets d'Inde et six pays d'Amérique latine ont rencontré l'Alliance Globale des Alternatives à l'Incinération des Déchets (GAIA) et l'association argentine "Taller Ecologista" pour partager leur positions pour la conférence de Rio+20. Des groupes tels que le Mouvement National Brésilien des Récupérateurs de Matériaux Recyclables (MNCR) souhaitaient apporter leur expérience personnelle en tant que récupérateurs de déchets en Amérique Latine. Ils veulent aussi faire entendre la voix des récupérateurs de déchets quand les dirigeants mondiaux se rencontreront pour évoquer l'avenir du développement durable et de "l'économie verte". Mariel Vilella, de GAIA, a dénoncé les politiques de gestion des déchets orientées vers les privatisations et des programmes de transformation de déchets en énergie, en soulignant que « les récupérateurs de déchets fournissent des solutions concrètes pour la gestion des déchets ». Les participants étaient très sceptiques au sujet de Rio+20. Certains craignent que même si des accords émergent, ils ne seront pas mis en œuvre, à l'instar du plan d'action de l'ONU "Agenda 21", issu du Sommet de la Terre de 1992. Carlos Alencastro, de MNCR, regrette que la conférence soit « une réaffirmation du capitalisme » mais se réjouit d'assister au « Sommet des Peuples » à Rio, où ONG, collectifs et autres organisations discuteront des défis du développement du 21ème siècle.

Bon à savoir: pendant le « Sommet des Peuples » et Rio+20, des récupérateurs de matériaux recyclables basés à Rio organisent le tri des déchets produits par les 40 000 participants l'évènement grâce à 120 récupérateurs de déchets. Alex Cardoso, de MNCR, nous explique que « ceci va non seulement permettre de trier les déchets produits lors de l'événement, mais cela servira aussi de modèle pour démontrer que les récupérateurs de déchets fournissent un service environnemental et social ».

Pour en savoir plus sur la rencontre (en anglais): http://globalrec.org/2012/06/17/waste-pickers-and-allies-plan-for-rio20-the-peoples-summit/

Crédit Photo : www.globalrec.org

16. Atelier stratégique mondial pour les récupérateurs de déchets et recycleurs (Pune, Inde)

2012-04-24 17:22

Du 24 au 30 Avril 2012, des représentants de coopératives d' IWPAR venus d'Amérique Latine, d'Afrique, et d'Asie ont assisté à l'atelier stratégique mondial pour les récupérateurs de déchets et les recycleurs à Yashada, à Pune, en Inde. L'atelier a été organisé par une coopérative indienne de recycleurs et ramasseurs de déchets qui s'appelle SWaCH et le syndicat des ramasseurs de déchets KKPKP avec le soutien de WIEGO/Inclusive cities et RedLacre. Pour en savoir plus sur cet atelier, les discussions, les activités, les photos, ou pour télécharger les présentations faites par chaque pays, visitez le lien suivant : http://globalrec.org/2012/04/20/2nd-national-convention-of-alliance-of-indian-wastepickers-asian-consultation-for-urban-local-bodies-and-global-strategic-workshop

Pour en savoir plus sur le programme de l'atelier en français : http://pune2012.globalrec.org/wiki/objetivos-en-frances

17. Soutien aux récupérateurs : les étudiants américains s'engagent !

2012-03-14 15:00

Malgré le fait que des IWPAR reçoivent des appuis d'organisations et bailleurs dans certaines régions du monde, il y a des individus qui travaillent également pour améliorer les conditions de travail et la santé des IWPAR.

Reconnaissant lefait que les ramasseurs de déchets doivent souvent transporter des sacs pesant plus de 25kgs, un étudiant du MIT aux États-Unis (Massachusetts Institute of Technology) a créé un prototype de chariot qui pourrait être très utile dans la collecte des déchets.

Dans cet article, l'étudiant parle des percées et des défis qu'il a rencontrés au cours de ce projet.
Lire l'article original sur http://wastecart.posterous.com

18. ONG Indienne la première lauréate d'un prix américain

2012-03-10 09:55

Prix de l'innovation pour l'autonomisation des femmes et des filles

Une ONG indienne sera la première lauréate d'un prix américain, «l'Innovation Award pour l'empowerment des femmes et des filles» pour la formation et l'organisation des ramasseurs de déchets et l'élimination du travail des enfants dans le recyclage.

Le Département d'Etat a déclaré que le Prix de l'Innovation de son secrétariat a été donné à l'ONG Chintan à l'appui de ses travaux visant à réduire l'empreinte écologique et d'accroître la justice environnementale au sein du secteur informel à travers les emplois verts, la sensibilisation et l'organisation…

Pour en savoir plus, lire l'article de The Hindu en anglais sur :
http://www.thehindu.com/news/international/article2978775.ece

19. Victoire pour l'ONG Spirit of Youth au Caire, en Egypte

2012-02-23 13:10

Après trois ans de discussions, de débats, de conseils juridiques, et de lourdeur administrative, l'ONG Spirit of Youth représentant les communautés de recyclage du Caire a finalement obtenu le feu vert pour organiser formellement les éboueurs de la capitale et les recycleurs en un syndicat.

Lire le reste de cet article en anglais sur http://www.globalrec.org/2012/02/23/egyptian-ngo-takes-major-step-towards-recognition-of-cairos-garbage-collectors

20. Conseils pour les organisations de récupérateurs

2012-02-02 13:20

Compte tenu de la réussite globale de quelques collectifs de ramasseurs de déchets dans de nombreuses villes, des ramasseurs de déchets ont commencé à réaliser l'importance des coopératives. Outre la reconnaissance de la communauté environnante et des autorités, comment est-ce que les IWPAR peuvent bénéficier des coopératives et quelles mesures doivent-ils prendre pour former des coopératives ?

Cet article est le premier d'une série publiée dans une lettre d'information régulière produite par l'Alliance Mondiale des Ramasseurs de Déchets. Le but de ces articles est d'offrir des conseils aux IWPAR et un soutien pour former une coopérative.

Pour en savoir plus, lire l'article soumis par DEMETRIA sur http://www.globalrec.org/2012/02/02/conseils-dorganisation-1-recuperateurs

21. Sécurité sociale au Burkina : 2012, une année de l'assurance volontaire pour tous

2012-01-27 13:30

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du Burkina Faso envisage de faire de l'année 2012, celle de l'assurance volontaire pour tous. Il s'agit de permettre à tout travailleur de pouvoir souscrire sur la base de son revenu mensuel à une cotisation à la CNSS pour s'assurer une pension vieillesse ou de retraite lorsqu'il aura atteint 56 ans après 15 années de cotisations…

Est-ce que cette assurance touche aussi les travailleurs de déchets ?

Pour en savoir plus, lire cet article de l'Agence de Presse LABOR sur http://www.laborpresse.net/ouagadougou-les-2-yeux-dun-cambrioleur-creves

22. Présentation du projet de recherche-action « Déchets & Citoyenneté » le mardi 31 janvier 2012

2012-01-25 12:47

« Enda Europe, en partenariat avec Enda Colombie, Océan Indien, Ethiopie et Vietnam et avec le soutien de la Commission européenne, met en place depuis janvier 2011 le programme IWPAR (informal Waste Pickers and Recyclers) sur les politiques publiques d'inclusion et de protection sociales des travailleurs populaires de déchets dans les pays du Sud : www.iwpar.org

En complément de ce programme, Enda Europe, France Libertés et la Chaire d'Economie Sociale et Solidaire de l'Université Paris Est Marne-la-Vallée ont le plaisir de vous convier à une première réunion de présentation du projet de recherche-action « Déchets & Citoyenneté » le mardi 31 janvier 2012 à 17 heures,à la mairie du 2e arrondissement de Paris  

Les travaux visent à valoriser la contribution de l'économie sociale et solidaire à la prévention et gestion des déchets et à examiner les pratiques de partenariat avec les pouvoirs publics en Ile de France, tout en les comparant avec certaines expériences de l'économie populaire dans des pays du Sud.

Ce projet est soutenu par le Conseil Régional d'Ile-de-France via le dispositif PICRI (Partenariats Institutions Citoyens).

Afin de faire de cette recherche-action une réussite, nous souhaitons impliquer en amont et en continu les acteurs concernés. Cette réunion sera un moment d'échanges durant lequel vous pourrez exprimer vos attentes et vos suggestions.

Quand ? Mardi 31 janvier 2012 de 17h à 20h.

Où ? Salle des Mariages de la Mairie du 2e arrondissement de Paris - 8, rue de la Banque, 75002.

Accès M° Bourse - ligne 3 (ou Pyramides - lignes 14 et 7 ou Palais Royal / Louvre - ligne 1, Bus 29, Station Vélib n° 2008 (aussi 2006, 2009, 2011)

Pour en savoir plus : Contactez Louisa Crispe, France Libertés : 01 53 25 10 41, ou via le site www.france-libertes.org

23. Assainissement et travailleurs informels à Abidjan

2011-06-23 09:29

Ramassage des ordures : Pourquoi ça coince

Plus de deux mois après le début des opérations d'assainissement d'Abidjan, quelques tas d'immondices « résistent » encore. Le problème semble venir d'ailleurs.

Adjamé, Koumassi, Yopougon et même quelques points à Cocody… les décharges publiques rappellent à la population qu'il faut plus que « ça » pour se débarrasser d'elles.

Comme si cela ne suffisait pas, il faut encore que la pluie (à cause du mauvais état des canalisations) déverse sable et déchets sur les routes. Le ministère de la Salubrité Urbaine qui s'occupe de cet épineux dossier, estime qu'il n'a pas les coudées franches pour agir. De fait, il collabore dans cette tâche avec le Projet d'urgence des infrastructures urbaines (Puiur) qui, à son tour, y participe avec l'Agence nationale de la salubrité urbaine (Anasur).

Lire la suite de l'article de Raphaël Tanoh sur http://news.abidjan.net/h/402395.html

24. Recyclage au Maroc: où en est-on ?

2011-06-05 09:29

Au Maroc, début juin, le débat a été ouvert à propos de la gestion des déchets dont le coût de plus en plus élevé pèse lourdement sur les communes.
D'après les spécialistes il s'agit de mettre en place un tri à l'origine des déchets pour éviter le gaspillage. Ils s'appuient sur la législation mise en place par l'Union européenne qui privilégie le tri à l'origine.

Ce débat est censé sensibiliser l'opinion publique aux défaillances de gestion déléguée des déchets.
Experts et spécialistes veulent orienter le Maroc vers une société du recyclage. En effet, le Maroc ne recycle que 30% de son vieux papier et de son carton, là où l'UE en recycle 70%. Pourtant, le Maroc a déjà voté diverses lois relatives à l'assainissement mais elles ne sont pas appliquées faute de décret d'application.
La popularité grandissante de l'économie verte et les impulsions politiques cherchant à valoriser le recyclage devraient être l'occasion d'essayer d'intégrer les collecteurs et recycleurs informels de déchets.
Et majoritairement dominé par l'informel, le secteur du recyclage est assez mal considéré.

Pour en savoir plus lire l'article de Rachid Tarik, Le Matin 5 juin 2011

25. Les Chiffonniers du Caire vus par Mai Iskender

2011-06-03 09:29

Une ordure tant aimée…

Il n'y a rien d'étonnant dans le fait d'aimer le quartier dans lequel on a grandi et de le considérer comme une source de rêve, d'espérance et d'avenir. Sauf que les deux lieux que l'on a découverts, vendredi dernier, sur l'écran d'Ibn-Rachiq, à 18h00, dans le cadre de «Doc à Tunis», n'inspirent aucun bien-être.

Le premier, sujet du documentaire Garbage dreams, de l'Egyptienne Mai Iskander, n'est autre que le plus grand village d'ordures au monde, situé dans la banlieue du Caire.

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